Je suis assis sur ma chaise, derrière le bureau du grand monsieur à la blouse blanche. Il s’appelle Andrew, il est plutôt sympa bien que ses questions me dérangent parfois. Je n’écris ici les choses concernant les évènements les plus intenses de ma vie. Je fais attention à ce que je dis car ma mère est assise sur le siège à côté de moi.
« Alors jeune homme, as-tu revu la petite fille ? »
Je regarde ma mère.
« Allons, il ne faut pas avoir peur de parler devant ta maman ».
Ma mère me frictionne le dessus de la tête pour m’inciter à parler de ce que j’ai vu la nuit dernière. De toute façon, elle ne me croit jamais, alors je vais lui dire ce que je vais vu, puisque c’est ce qu’il veut.
« Oui, je l’ai vue. »
« Et que faisait-elle ? »
« Rien, elle regardait la porte de ma mère. »
« C’est la seconde fois ».
« Elle le fait les soirs de pleine lune. »
« Et d’après toi, pourquoi de pleine lune ? »
« Je ne sais pas monsieur ».
« D’accord. Et que fait-elle après ? »
« Quand la lune est blanche, elle marche vers le fond couloir, mais elle est rouge, elle colle son œil blanc à la serrure de ma porte. »
« Son œil blanc ? »
« Oui, il est tout blanc, il me fait peur. »
« Bien et pourquoi s’intéresse-t-elle à ta chambre uniquement quand la lune est rouge ? »
« Je ne sais pas monsieur. »
Andrew note plein de choses sur un cahier quand je parle.
« D’accord. Et…où est-elle allée après ? »
« Je... »
Je regarde ma mère et son sourire. C’est un faux sourire, elle fait semblant, derrière ses lèvres j’entends grincer ses dents. Mais tant pis pour elle, elle a voulu que je vienne ici, alors tant pis pour elle si ça ne lui plaît pas ce que j’ai vu.
« Tu veux que ta maman sorte de cette pièce ? »
« Je…non. » mentis-je, car sinon je vais avoir le droit à la grande colère.
Ma mère me gratouille encore le dessus de la tête avec son faux sourire et ses ongles pointus. Ça me fait un peu mal, je souris moi aussi avec un faux sourire.
« Alors Matthew, qu’a fait cette petite fille après s’être intéressé à vous ? »
« Elle a marché jusqu’au fond du couloir car c’était une lune blanche. »
« Et c’est tout ? »
« Non, ce n’est pas tout, elle… elle a tourné à droite. »
« Et qu’y a-t-il à droite ? »
Je regarde à nouveau ma mère. Elle m’a toujours défendu de sortir de ma chambre les nuits de pleine lune. Si je dis la vérité, elle va se fâcher, elle pourrait savoir que j’ai écouté la petite fille jouer derrière la porte de la cave.
« Des portes. »
« Et qu’y a-t-il derrière ces portes ? »
« Des pièces. »
« Tu peux me les nommer s’il te plaît ? »
« Euh, il y a la pièce du linge sale…la pièce où je joue…la cuisine…la salle de bains, et… »
« Et ? »
« La cave… »
Je regarde ma mère : déjà grands, ses yeux semblent encore plus grands, ils me font peur.
« Tu crois que cette petite fille est allée à la cave ? »
« Je…je ne sais pas monsieur, je n’ai pas le droit. »
« Pas le droit de quoi jeune homme ? »
« De sortir de ma chambre la nuit. »
Il échange un regard bref avec ma mère ; je sens qu’il est embêté, car ma mère ne lui a pas dit toute la vérité sur ce qui se passait dans la maison. Plus je grandis, plus je me rends compte que c’est une menteuse qui me cache des choses, plein de choses.
« Bon, d’accord, tu ne sais pas, dit-il un peu contrarié. Et…ce fameux Creddy, as-tu revu sa main ou t’a-t-il parlé ? »
« Non monsieur. »
« Tu sais pourquoi ? »
« Non monsieur, enfin si, je crois qu’il a peur de la petite fille. »
« Pourtant, tu m’as dit que Creddy était un monstre très grand ? »
« Oui monsieur, c’est ce que j’en ai conclu d’après la taille de la main, et je ne sais pas pourquoi il se cache, même quand la petite fille n’est pas là, il se cache. »
« Tu sais où il se cache ? »
« Je suppose que c’est dans ma tête ? »
Un fin sourire étire ses lèvres, il aime bien ma remarque.
« Très bien mon grand, la séance est terminée. Si tu le veux bien, je vais parler avec ta maman. Tu sais où tu dois aller ?
« Dans la salle d’attente monsieur ».
« Parfait ! On se revoit dans quinze jours. Et n’oublie ce que je t’ai dit, je veux voir tous tes dessins, alors ne les oublie la prochaine fois. »
« Oui monsieur. Au revoir William. » W.A.
« Alors jeune homme, as-tu revu la petite fille ? »
Je regarde ma mère.
« Allons, il ne faut pas avoir peur de parler devant ta maman ».
Ma mère me frictionne le dessus de la tête pour m’inciter à parler de ce que j’ai vu la nuit dernière. De toute façon, elle ne me croit jamais, alors je vais lui dire ce que je vais vu, puisque c’est ce qu’il veut.
« Oui, je l’ai vue. »
« Et que faisait-elle ? »
« Rien, elle regardait la porte de ma mère. »
« C’est la seconde fois ».
« Elle le fait les soirs de pleine lune. »
« Et d’après toi, pourquoi de pleine lune ? »
« Je ne sais pas monsieur ».
« D’accord. Et que fait-elle après ? »
« Quand la lune est blanche, elle marche vers le fond couloir, mais elle est rouge, elle colle son œil blanc à la serrure de ma porte. »
« Son œil blanc ? »
« Oui, il est tout blanc, il me fait peur. »
« Bien et pourquoi s’intéresse-t-elle à ta chambre uniquement quand la lune est rouge ? »
« Je ne sais pas monsieur. »
Andrew note plein de choses sur un cahier quand je parle.
« D’accord. Et…où est-elle allée après ? »
« Je... »
Je regarde ma mère et son sourire. C’est un faux sourire, elle fait semblant, derrière ses lèvres j’entends grincer ses dents. Mais tant pis pour elle, elle a voulu que je vienne ici, alors tant pis pour elle si ça ne lui plaît pas ce que j’ai vu.
« Tu veux que ta maman sorte de cette pièce ? »
« Je…non. » mentis-je, car sinon je vais avoir le droit à la grande colère.
Ma mère me gratouille encore le dessus de la tête avec son faux sourire et ses ongles pointus. Ça me fait un peu mal, je souris moi aussi avec un faux sourire.
« Alors Matthew, qu’a fait cette petite fille après s’être intéressé à vous ? »
« Elle a marché jusqu’au fond du couloir car c’était une lune blanche. »
« Et c’est tout ? »
« Non, ce n’est pas tout, elle… elle a tourné à droite. »
« Et qu’y a-t-il à droite ? »
Je regarde à nouveau ma mère. Elle m’a toujours défendu de sortir de ma chambre les nuits de pleine lune. Si je dis la vérité, elle va se fâcher, elle pourrait savoir que j’ai écouté la petite fille jouer derrière la porte de la cave.
« Des portes. »
« Et qu’y a-t-il derrière ces portes ? »
« Des pièces. »
« Tu peux me les nommer s’il te plaît ? »
« Euh, il y a la pièce du linge sale…la pièce où je joue…la cuisine…la salle de bains, et… »
« Et ? »
« La cave… »
Je regarde ma mère : déjà grands, ses yeux semblent encore plus grands, ils me font peur.
« Tu crois que cette petite fille est allée à la cave ? »
« Je…je ne sais pas monsieur, je n’ai pas le droit. »
« Pas le droit de quoi jeune homme ? »
« De sortir de ma chambre la nuit. »
Il échange un regard bref avec ma mère ; je sens qu’il est embêté, car ma mère ne lui a pas dit toute la vérité sur ce qui se passait dans la maison. Plus je grandis, plus je me rends compte que c’est une menteuse qui me cache des choses, plein de choses.
« Bon, d’accord, tu ne sais pas, dit-il un peu contrarié. Et…ce fameux Creddy, as-tu revu sa main ou t’a-t-il parlé ? »
« Non monsieur. »
« Tu sais pourquoi ? »
« Non monsieur, enfin si, je crois qu’il a peur de la petite fille. »
« Pourtant, tu m’as dit que Creddy était un monstre très grand ? »
« Oui monsieur, c’est ce que j’en ai conclu d’après la taille de la main, et je ne sais pas pourquoi il se cache, même quand la petite fille n’est pas là, il se cache. »
« Tu sais où il se cache ? »
« Je suppose que c’est dans ma tête ? »
Un fin sourire étire ses lèvres, il aime bien ma remarque.
« Très bien mon grand, la séance est terminée. Si tu le veux bien, je vais parler avec ta maman. Tu sais où tu dois aller ?
« Dans la salle d’attente monsieur ».
« Parfait ! On se revoit dans quinze jours. Et n’oublie ce que je t’ai dit, je veux voir tous tes dessins, alors ne les oublie la prochaine fois. »
« Oui monsieur. Au revoir William. » W.A.
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